Les débutants font l’erreur de tout voir à travers la technique. C’est normal pour un débutant, et c’est une phase dont ils ont besoin — ils doivent être capables de réussir techniquement une photo quand ils en ont besoin —, mais si vous regardez les grands maitres de la photo — et particulièrement ceux qui pratiquent la photo de rue — beaucoup de leurs images ne sont ni parfaitement nettes, ni parfaitement bien cadrées, ni parfaitement bien exposées.

Ces défauts techniques sont-ils gênants ? Non, au contraire même. Ces « défauts » ajoutent souvent de l’intérêt aux photos. Leurs images paraissent plus naturelles, plus vraies, et c’est ce que nous allons explorer aujourd’hui.

L’émotion est supérieure à la technique

Imaginez que vous vouliez photographier une personne. Vous pouvez faire appel à un coiffeur, à un maquilleur, à un styliste, préparer votre modèle pendant des heures, l’installer devant votre appareil, préparer au millimètre près sa pause, arranger le moindre détail de sa coiffure, peaufiner votre éclairage et votre cadrage, vos réglages, puis déclencher. La photo que vous obtiendrez sera techniquement parfaite, mais retranscrira-t-elle de l’émotion ? Paraitra-t-elle naturelle ? Laissera-t-elle transparaitre un peu du caractère du modèle et du photographe ?

Maintenant, plutôt que d’installer votre modèle dans un studio et de la préparer pendant des heures, allez simplement prendre un café avec elle. Vous discutez, vous rigolez, et vous en profitez pour prendre quelques photos à l’improviste. C’est certain, dans ces conditions-là vos photos ne seront peut-être pas techniquement parfaites. Certaines risquent d’être floues, l’exposition et la lumière ne seront pas parfaites, et s’il y a peu de lumière, vous risquez d’obtenir du grain, mais concernant votre modèle, sa pause, son expression, et l’énergie qu’elle dégagera seront bien plus naturelles ? Son sourire éclatant fera apparaitre des rides sur son visage, c’est certain, mais n’est-ce pas son vrai visage et sa vraie personnalité qui apparaissent alors ? Ces rides sont-elles vraiment des « défauts » ?

Je ne dénigre pas la photo posée en studio. Certaines images sont magnifiques, et chaque pratique a son utilité. Ce que je cherche à vous faire comprendre, c’est que ces deux approches produiront des résultats très différents, et entre les deux, vous devrez probablement faire un choix.

Pour ma part, je considère qu’une photo montrant une expression intéressante, une émotion, un instant capté au bon moment, est supérieure à une photo techniquement parfaite. Je recherche le vrai et le naturel plutôt que la perfection.

Une photo floue et mal exposée qui me permet de deviner le sourire et le regard d’une femme amoureuse me touche et m’intéresse bien plus qu’une photo parfaitement nette et bien exposée d’un modèle inexpressif à la pause artificielle.

Ajoutez des épices à vos photos

J’aime cuisiner. À la maison, c’est moi qui prépare tous les repas, et il y a une chose que j’utilise tous les jours, dans tous mes plats, et qui me permet de les rendre plus intéressants, ce sont les épices.

Les épices, c’est un peu un ingrédient magique. Vous avez un plat un peu fade, vous y ajoutez les bonnes épices, et il se transforme en un succulent repas.

Les épices donnent également de l’intérêt à vos préparations. Essayez d’ajouter un peu de piment à un plat et vous apercevrez que plutôt que de manger silencieusement, vos convives remarqueront et parleront de ce gout piquant :

« C’est trop piquant pour moi !

— Ah non, moi j’adore, c’est parfait comme ça.

— Gérard, tu te souviens de ce plat qu’on a mangé à La Réunion ?

— Ah oui ! Quand tu l’as gouté tu es devenue toute rouge et des larmes coulaient sur tes joues !

— Je te rappelle que tu as fait le malin et que tu as tout mangé, mais que tu as eu mal au ventre ensuite pendant deux jours… »

Plus subtilement, à la place du piment vous pouvez ajouter plusieurs épices différentes à un plat, et si leur gout est assez prononcé, vous remarquerez que vos convives essayeront de deviner ce que vous y avez ajouté.

Les épices rendent vos plats plus intéressants. Vos convives en parlent, s’y intéressent et s’en souviennent. Certains aiment ce plat, d’autres moins, mais ce qui est certain c’est que personne n’y est indifférent — et l’indifférence, la normalité, c’est le pire résultat que vous puissiez obtenir avec vos créations ; que le public n’éprouve absolument rien, c’est ce que vous voulez absolument éviter.

Quand je suis dans la rue avec mon appareil photo, je fonctionne de la même manière : j’ai des épices, et je m’en sers souvent pour rendre mes photos plus intéressantes.

J’utilise principalement trois épices :

  • la 3D,
  • l’abstraction et
  • l’humain.

Je m’en sers exactement de la même manière qu’en cuisine : je sais qu’en ajoutant un peu de 3D par-ci, et un peu d’abstraction par là, mes photos seront plus intéressantes. Dans la rue, je recherche constamment ces éléments et j’en ajoute à mes photos dès que je le peux.

Soyez un grand chef, pas un industriel

Il y a deux sortes d’ingrédients magiques en cuisine, ceux utilisés par les grands chefs, et ceux utilisés par les industriels.

Un grand chef utilise des épices pour ajouter subtilement de l’intérêt à une préparation déjà excellente.

Un industriel utilise le gras, le sucre ou le sel — et souvent en grande quantité — pour rendre mangeable un plat qui serait dégueulasse et immangeable sans cela.

En photographie, on retrouve également ces deux types d’ingrédients magiques.

Les meilleurs photographes utilisent de manière subtile certaines techniques pour améliorer des photos qui seraient tout de même réussies et intéressantes sans cela.

Les mauvais photographes quant à eux utilisent des techniques pour cacher et rendre potables des photos qui n’auraient absolument aucun intérêt sans cela. Je pense par exemple au HDR ou à la saturation des couleurs poussé à outrance, ou encore aux retouches trop lourdes et trop présentes. Toutes ces techniques rendent les photos « impressionnantes » aux yeux des non-photographes, mais artistiquement, ces créations n’ont aucun intérêt.

Ceci ne se limite pas à la photo ; on observe la même chose dans tous les domaines artistiques. Prenez le cinéma par exemple : la plupart des créations hollywoodiennes sont inintéressantes, et leur succès — parfois très relatif — repose uniquement sur l’usage d’effets spéciaux impressionnants, de la célébrité des acteurs, du sexe omniprésent, ou de nouvelles technologies — tout ceci dans le seul but de masquer un scénario sans intérêt, et un manque de créativité et de subtilité de la part des auteurs de l’œuvre.

Comparez la scène culte de la douche dans le film Psychose d'Alfred Hitchcock à ce qu’on voit aujourd’hui au cinéma. Chez Hitchcock, jamais on ne voit le couteau s’enfoncer dans le corps de la victime. Tout est suggéré subtilement.

Faites donc attention à cela : vous pouvez utiliser certains effets ou certaines techniques pour améliorer vos photos, mais faites-le subtilement, et uniquement pour sublimer des images déjà réussies. N’en abusez pas, et ne vous en servez pas pour maquiller des photos ratées et sans intérêt.

Je déteste la coriandre

Il y a une épice que je déteste, c’est la coriandre. Je n’aime pas son gout. J’essaye de temps en temps d’en gouter, mais je n’arrive pas à m’y faire. S’il y en a dans un plat, je ne peux pas le manger. Je crois que c’est la seule chose, le seul ingrédient que je n’aime pas. Tout le reste je le mange, mais pas la coriandre — vous êtes prévenu si vous m’invitez à manger.

Il y a d’autres épices, au contraire, que j’adore : le cumin, le curry, le poivre ou les herbes de Provence par exemple. Naturellement, beaucoup de mes plats en contiennent, et je choisis certaines de mes recettes en fonction de ces épices — j’ai envie de manger du cumin, alors je choisis une recette qui en contient.

Vous devez agir de la même manière avec vos photos : trouvez les épices que vous aimez et utilisez-les régulièrement. À l’inverse, ne vous forcez pas à utiliser des épices que vous n’aimez pas.

Vos photos doivent vous ressembler, tout comme les plats que vous préparez vous ressemblent. Généralement, vous préparez des plats que vous avez envie de manger. Vous ne pouvez pas créer un bon plat si vous ne l’aimez pas vous-même. C’est la même chose en photo : vous ne pouvez pas créer de bonnes images si elles ne vous plaisent pas ou ne vous ressemblent pas.

Avec le temps et l’expérience, vous affinerez vos gouts. Vous serez capable de discerner les techniques qui fonctionnent et que vous aimez utiliser de celles qui, au contraire, ne vous plaisent pas ou ne fonctionnent pas.

Trois ingrédients pour améliorer vos photos

Lorsque je suis dans la rue, il y a trois ingrédients que j’ai toujours en tête et que j’utilise régulièrement pour améliorer mes images — c’est à dire les rendre plus intéressantes aux yeux du public.

Ces ingrédients représentent une bonne base de départ, mais rappelez-vous qu’il ne s’agit pas d’une recette miracle : vous devez adapter mes conseils à vos préférences, à votre façon de voir le monde et de pratiquer la photo.

Ajouter de la 3D

Une photo n’a pas de profondeur. Lorsque nous regardons une image, notre cerveau se sert de nos connaissances et de nos expériences passées pour la comprendre. Il cherche des détails qui l’aideraient à se représenter a scène en trois dimensions.

La profondeur, sur une photographie, est une troisième dimension qui crée l’illusion de la distance. Aussi, si vous souhaitez qu’une image retranscrive une impression de réalité, vous devez y inclure de la profondeur, et votre rôle en tant que photographe est de placer des indices au sein de vos images qui permettront au spectateur de se représenter la scène en trois dimensions, comme si elle se déroulait devant ses yeux.

Autre avantage de créer de la profondeur, c’est qu’elle invite le spectateur à entrer dans votre image, à s’y attarder. Plutôt que d’être face à un mur, il entre dans cette scène, s’y balade, prend le temps de la parcourir et de découvrir tous les détails qu’elle recèle.

Comment ajouter de la 3D à vos images ?

Pour ajouter de la profondeur à vos images, plusieurs outils sont à votre disposition :

  • La perspective linéaire : certainement l’outil le plus efficace et le plus facile à utiliser, la perspective linéaire est l’effet créé par des lignes qui convergent vers un point appelé « point de fuite ». Photographiez une route bien droite en vous plaçant en son centre, dans la réalité ses côtés sont parallèles, pourtant, si vous photographiez cette route, vous aurez l’impression que ses bords tendent à se rapprocher au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans votre image.
  • La perspective décroissante : imaginez que vous photographiez, depuis son milieu, une route bordée de peupliers. Bien qu’ils aient tous la même taille dans la réalité, les arbres apparaîtront de plus en plus petits à mesure qu’ils s’éloignent de vous. La perspective décroissante c’est ça : exploiter le fait que, plus un objet est loin, plus il apparaît petit. Cet effet fonctionne particulièrement bien avec une série d’objets identiques : une haie d’arbres, une rangée d’immeubles, les alvéoles d’un nid d’abeilles, les piquets d’une barrière, des passants dans la rue, etc. Si vous photographiez cet alignement de biais, la taille de chaque objet diminuera à mesure qu’ils s’enfoncent dans votre image, retranscrivant ainsi efficacement l’idée de profondeur.
  • Inclure un premier plan : inclure un premier plan permet non seulement de donner de la profondeur à vos images mais également une idée du contexte de la prise de vue au spectateur – qui visualisera mieux l’endroit où vous vous teniez lorsque vous avez pris la photo – et ce premier plan, proche de lui, comme s’il pouvait le toucher, lui permettra de mieux se projeter dans l’image – comme s’il était là, avec vous, lorsque vous avez déclenché.
  • Utiliser le flou : à force de regarder des photos, notre cerveau s’est habitué à la mise au point. S’il y a une forte différence de netteté entre deux éléments, c’est qu’ils ne sont pas sur le même plan. Peu importe que ce soit le premier plan qui soit net et l’arrière-plan qui soit flou ou l’inverse. Cet effet fonctionne dans les deux sens. S’il y a une différence de netteté, c’est qu’il y a de la profondeur. En combinant cette technique à la superposition d’objets, vous aiderez le spectateur à comprendre l’ordre des éléments dans votre composition. Si un premier objet passe devant un second, le spectateur comprend que le premier est proche de lui alors que le second est éloigné. Et, s’il existe une différence importante de netteté entre les deux objets, l’impression de profondeur est accentuée. Que ce soit le premier objet qui soit net ou le second n’a aucune importance. Pour que la profondeur soit accentuée, il suffit que la différence soit là, peu importe l’ordre.

D’autres techniques existent, mais celles-ci sont les plus faciles à trouver et à exploiter dans la rue. Pour plus de détails à ce sujet, un chapitre entier de mon livre J'apprends à composer mes photos est consacré à ce sujet de profondeur et de 3D.

Ajouter de l’abstraction

Si vous montrez un sujet, vous imposez votre vérité au spectateur. Si vous ne faites que suggérer quelque chose, ou si vous cachez une partie de la scène, vous laissez de la place à l’imagination du spectateur, qui devra compléter et interpréter votre image.

Les photographies abstraites permettent aux spectateurs de s’approprier vos images et vos sujets. Quand ils complètent la partie manquante de votre image, ils l’imaginent selon leur vision du monde, leur vécu, leurs préférences. Ils se sentent ainsi ainsi plus proches, plus concernés, plus touchés par vos images — comme s’ils avaient eux-même vécu la scène, ou ressenti les sentiments que vous ou votre sujet éprouvez.

Plus vos images laissent de la place à l’interprétation, à l’imagination du spectateur, plus elles le touchent et provoquent chez lui des sentiments, plus elles seront mémorables et appréciées.

Comment ajouter de l’abstraction

Je vois l’abstraction comme des couches successives, qu’on peut ajouter les unes sur les autres, au dessus de la réalité — un peu comme des calques qu’on superpose au dessus de votre image.

Chaque couche ajoutée éloigne votre photo de la réalité, et oblige le spectateur à imaginer ce qu’il manque — ce qui lui permet de s’approprier votre image.

Les couches d’abstraction que j’utilise le plus souvent sont les suivantes :

  • Le flou : le flou est probablement la couche la plus efficace quand il s’agit de créer des images abstraites. Il permet de suggérer sans montrer. Quand un sujet humain est flou par exemple, on devine les contours de son visage sans en voir les détails. C’est alors au spectateur de les imaginer.
  • Les contrastes et l’exposition : contrairement à nos yeux, le capteur de votre appareil photo ne peut pas enregistrer toutes les différences de luminosité qu’il rencontre sur le terrain. Si une partie de votre photo est trop sombre, elle paraitra noir et sans aucun détail. Si elle est trop lumineuse, elle apparaitra blanche. L’exposition et les forts contrastes vous permettent alors de masquer une partie de votre image, pour laisser le soin au spectateur d’imaginer ce qu’on ne voit pas dans votre composition.
  • Couper avec le cadre : le cadre de votre photo vous permet d’inclure ou d’exclure ce que vous voulez de votre composition. Vous pouvez décider de montrer votre sujet en entier, ou au contraire de le couper et de n’en montrer qu’une partie — ce qui ajoutera de l’abstraction à votre composition.
  • Superposer des objets : un objet peut en masquer un autre, soit complètement, soit partiellement. Tout comme les autres techniques vues précédemment, la superposition d’objets vous permet de masquer une partie de votre sujet.
  • Photographier à travers quelque chose : photographier à travers une surface qui ne laisse que partiellement passer la lumière — une vitre embuée, un rideau de douche translucide, un voile vaporeux, une grille, les feuilles d’un arbre, etc. — vous permet également de masquer ou de flouter une partie de votre sujet et ainsi rendre votre photo plus abstraite.
  • Noir et blanc : nous percevons la réalité en couleur, et créer une photo en noir et blanc — c’est à dire enlever la couleur — revient à s’écarter de la réalité.
  • Cadrage vertical : dans la réalité, notre champ de vision est horizontal — il est plus large que haut. Nos yeux voient ainsi, et nous y sommes habitués. En choisissant un cadrage vertical, vous vous éloignez de la réalité — comme si vous fermiez un œil — et créez ainsi une image plus abstraite qu’avec un cadrage horizontal.
  • Intemporel et inlocalisable : enlever toute référence au temps ou à l’endroit où vous avez pris une photo vous permet également d’enlever un peu de la réalité à laquelle nous sommes habitués — nous savons toujours où nous nous trouvons, quelle jour nous sommes, et quelle heure il est. Sans ces repères, nous sommes déboussolés, perdus, comme dans un rêve.
  • Nu vs vêtements : les vêtements donnent des indices et imposent une vérité aux spectateurs. Prenez deux sujets, enlevez leurs vêtements, et vous ne pourrez plus dire lequel est président de la république et lequel est éboueur.

Ajouter de l’humain

Nous sommes humains, et ceci nous permet de nous mettre à la place d’autres humains.

Lorsque vous incluez un sujet humain dans vos compositions, vous permettez au spectateur de se projeter dans votre image. Selon les cas, il pourra :

  • s’imaginer physiquement à la place de votre sujet ;
  • imaginer et ressentir ce que votre sujet pense, voit ou ressent ; ou
  • prendre votre place, celle du photographe, et ressentir ce que vous avez ressenti face à votre sujet au moment de prendre votre photo — si votre sujet vous regarde intensément au moment de prendre votre photo, le spectateur ressentira cette intensité, même si à la base elle vous était destinée.

Photographier l’humain dans la rue est un sujet long et complexe, que nous aborderons la semaine prochaine, je ne m’y attarde donc pas plus que ça aujourd’hui.

Comment améliorer vos photos

Vous l’aurez compris, la photographie ne se résume pas à la technique. Pour améliorer vos photos, ne cherchez pas à créer des images techniquement parfaites, mais plutôt à créer des images qui font ressentir quelque chose aux spectateurs, et dans lesquelles ils peuvent se projeter.

  • La profondeur permet au spectateur de se projeter physiquement dans votre image,
  • L’abstraction lui permet de s’y projeter mentalement,
  • Et l’inclusion d’une figure humaine dans vos compositions participe aux deux — projection à la fois mentale et physique.

En règle générale, plus le spectateur

  • passe de temps avec votre photo,
  • ressent des sentiments,
  • se sent inclus dans l’image ou l’action,
  • et fait fonctionner son imagination,

plus il appréciera le moment et se souviendra de votre image.

Exercice

Avant de vous lancer sur le terrain à la recherche des ces « ingrédients » que sont la profondeur, l’abstraction et l’humain, prenez le temps de découvrir les travaux de deux photographes qui font souvent appel à ces techniques :

  • Ralph Gibson :
    – Sa trilogie (The Somnambulist, Déjà-Vu et Dans at Sea) dont les images abstraites vous plongeront dans un univers onirique et fantasmagorique.
    – Nude, un livre consacré au nu féminin, et dont les images abstraites laissent une large place à l’interprétation et à l’imagination.
  • Saul Leiter :
    – All about Saul Leiter : un livre qui fait le tour de son œuvre, et vous permettra de découvrir ses photos qui mêlent tous les ingrédients dont nous avons parlé : profondeur, abstraction et humain.